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Cygne chanteur

Cygnus cygnus

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Description

Le Cygne chanteur ou Cygne sauvage, est une espèce d'oiseaux appartenant à la famille des Anatidae. C'est un grand cygne de l'hémisphère Nord. Ce cygne eurasien est proche du Cygne trompette nord-américain. Le Cygne chanteur est l'oiseau national de la Finlande.

Comportement : Cette espèce est principalement migratrice (del Hoyo et al., 1992) et se déplace au-dessus des terres en effectuant de brèves escales (Snow et Perrins, 1998). Elle se reproduit à partir de la mi-mai en couples solitaires occupant des territoires bien définis (del Hoyo et al., 1992) (les individus non reproducteurs restant en groupes distincts des couples reproducteurs) (Kear, 2005a). Les adultes subissent une mue post-nuptiale entre fin juillet et début août, période durant laquelle ils deviennent incapables de voler pendant environ 30 jours (Kear, 2005a) (5 à 6 semaines) (Scott et Rose, 1996), les mâles commençant leur mue avant les femelles (Kear, 2005a). Les individus non reproducteurs muent en même temps que les reproducteurs, mais tandis que les couples reproducteurs ont tendance à muer sur leur territoire de reproduction, les individus non reproducteurs muent en grands groupes (Kear 2005a). Après la mue, l'espèce entame sa migration vers le sud de fin septembre à octobre (la période précise étant déterminée par les conditions météorologiques) (Kear 2005a) et atteint ses quartiers d'hiver en octobre ou novembre (Madge et Burn 1988). L'espèce repart pour ses quartiers de reproduction de mars à avril (Kear 2005a) ou début mai (Madge et Burn 1988). En dehors de la période de reproduction, l'espèce est très sociable ; elle migre en petits groupes ou en groupes familiaux (Madge et Burn 1988) et se rassemble en groupes pouvant atteindre 300 à 400 individus en hiver (Johnsgard 1978, Madge et Burn 1988). L'espèce se perche sur des zones d'eau libre adjacentes à ses zones d'alimentation (Madge et Burn 1988).

Habitat :

Reproduction L'espèce se reproduit sur des îles situées dans ou le long des rives de mares d'eau douce peu profondes, de lacs, de rivières à faible courant (del Hoyo et al. 1992), de marais, de marécages et de tourbières (Kear 2005a), montrant une préférence pour les habitats avec une végétation émergente abondante (Kear 2005a) et des roselières (Johnsgard 1978) dans les zones de taïga (forêt de conifères) (Johnsgard 1978, Kear 2005a), les zones de forêt de bouleaux (Johnsgard 1978) et la toundra arbustive/forestière (Kear 2005a) (évitant généralement la toundra ouverte) (Johnsgard 1978, del Hoyo et al. 1992). Les individus non reproducteurs peuvent également être observés en groupes (Kear 2005a) le long des côtes abritées (del Hoyo et al. 1992), dans les estuaires, les lagunes et les baies peu profondes durant cette saison (Snow et Perrins 1998). En migration, l'espèce fréquente les lacs, les estuaires et les côtes abritées (Kear 2005a). Elle hiverne traditionnellement dans les lacs et marais d'eau douce (Kear 2005a), les zones inondables (Snow et Perrins 1998), les lagunes saumâtres et les baies côtières (Kear 2005a), bien que les terres agricoles côtières basses (del Hoyo et al. 1992) et les pâturages humides (Snow et Perrins 1998) soient désormais de plus en plus utilisés (Kear 2005a).

Régime alimentaire :

L'espèce est principalement herbivore (del Hoyo et al. 1992), son régime alimentaire étant composé des feuilles, des tiges et des racines (Johnsgard 1978) de plantes aquatiques (par exemple, des algues et Zostera , Ruppia et Potamogeton spp.), d'herbes (del Hoyo et al. 1992), de carex et de prêles ( Equisetum spp.) (Kear 2005a). Durant l'hiver, l'espèce consomme également des céréales, des légumes (par exemple, des pommes de terre et des navets (Johnsgard 1978)) et des glands (del Hoyo et al. 1992). Sur les aires de reproduction, les jeunes oiseaux se nourrissent souvent d'insectes adultes et larvaires (Johnsgard 1978), notamment de chironomes émergents (Kear 2005a). Les adultes peuvent aussi compléter leur alimentation avec des moules d'eau douce et de mer (Kear 2005a).

Site de reproduction :

Le nid est un grand monticule de végétaux (del Hoyo et al. 1992) construit sur un sol sec ou dans des roselières (Johnsgard 1978), sur de petites îles situées dans ou en bordure de lacs, d'étangs ou de rivières (Madge et Burn 1988). Le même monticule de nidification peut être utilisé pendant plusieurs années, bien qu'il soit souvent réparé et que de nouveaux matériaux y soient ajoutés (Kear 2005a).

Informations de gestion :

Une étude menée sur un site d'hivernage au Danemark a révélé que les grandes éoliennes (tours de 68 m de haut avec des pales de 66 m de diamètre, balayant les hauteurs de 35 à 101 m) présentent un risque de collision moindre pour l'espèce que les éoliennes de hauteur moyenne (tours de 45 m de haut avec des pales de 48 m de diamètre, balayant les hauteurs de 21 à 69 m) (Larsen et Clausen 2002).


En savoir plus (Wikipedia EN)

Statut IUCN

Statut LC
Tendance Increasing
Année 2025

Tous les status :

(EX) Éteinte,(EW) Éteinte à l'état sauvage ,(CR) En danger critique ,
(EN) En danger , (VU) Vulnérable , (NT) Quasi menacée ,
(LC) Préoccupation mineure , (DD) Données insuffisantes ,
(NE) Non évaluée