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Râle des genêts

Crex crex

Sons

  • Râle des genêts (Crex crex) - Chant typique

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  • Râle des genêts (Crex crex) - Chant

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  • Râle des genêts (Crex crex) - Chant de femelle (Lars Krogh)

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  • Râle des genêts (Crex crex) - Chant

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Description

Comportement : Cette espèce est une migratrice au long cours (Del Hoyo et al., 1996). Elle se reproduit d'avril à août, les nids étant généralement bien espacés, mais parfois distants de seulement 20 à 55 mètres (Taylor et van Perlo, 1998). Elle est polygame de manière séquentielle, certains mâles se déplaçant sur une distance considérable pour atteindre de nouvelles aires de chant (Green et al., 1997). Le territoire d'un mâle peut englober plusieurs nids (Taylor et van Perlo, 1998), ce qui explique parfois les concentrations locales d'oiseaux nicheurs (Taylor et van Perlo, 1998). L'espèce produit normalement deux couvées par an. Elle commence à quitter ses aires de reproduction en août, avec un pic en septembre (Cramp et Simmons, 1980), et arrive sur ses quartiers d'hiver africains en novembre-décembre (Cramp et Simmons, 1980). Il migre de nuit, voyageant à basse altitude (Del Hoyo et al., 1996). Durant la migration, il voyage parfois en couples (Cramp et Simmons, 1980), formant occasionnellement des groupes d'environ 20 à 40 individus (Taylor et van Perlo, 1998), et les groupes au repos diurne peuvent compter plusieurs centaines d'oiseaux (Taylor et van Perlo, 1998). Il est solitaire en dehors de la période de reproduction, chaque individu occupant un territoire de 4 à 9 ha (Taylor et van Perlo, 1998). La migration de retour commence fin février ou en mars, et les aires de reproduction sont occupées à partir de la mi-avril (Cramp et Simmons, 1980). Habitat : L'espèce se reproduit dans des milieux ouverts ou semi-ouverts, principalement des prairies à hautes herbes. L'habitat de reproduction originel était très probablement constitué de prairies riveraines à Carex - Iris - Typhoides et de prairies alpines, côtières et de prairies d'origine pyrogénique, peu arborées (Green et al. 1997). L'espèce est aujourd'hui fortement associée aux prairies agricoles gérées pour la production de foin (Barnes 2000). Les habitats appropriés comprennent les prairies humides non fertilisées et les prairies fauchées régulièrement dans les zones d'agriculture extensive où la végétation est haute en été. Sur l'ensemble de son aire de répartition européenne, les champs de foin ou d'ensilage des vallées inondables semblent primordiaux, mais les oiseaux nichent également dans ces mêmes champs en zones subalpines. Les zones humides et les lisières de marais peuvent constituer d'importants refuges lorsque les habitats plus secs ne conviennent pas. On observe également des mâles chantant dans les coupes à blanc en forêt, les pâturages et les jeunes plantations de conifères. On entend régulièrement le chant des mâles dans les prairies fertilisées ou les champs ensemencés de céréales, mais la reproduction y est considérée comme peu fréquente (Schäffer et Mammen 1999). En Bulgarie, le suivi par radiopistage a montré que les deux couvées naissent dans des lieux différents, la seconde à une altitude nettement supérieure à la première, bénéficiant ainsi d'un développement plus tardif de la végétation et d'une fauche plus tardive en altitude (Niemann 1995). Cette espèce évite les zones très marécageuses, les eaux stagnantes, les berges des rivières et des lacs, ainsi que les terrains découverts rocailleux et caillouteux (Del Hoyo et al. 1996). Elle évite également les zones recouvertes d'une épaisse couche d'herbes mortes ou d'une végétation très dense de plus de 50 cm de haut (Cramp et Simmons 1980). Après la reproduction, les adultes se déplacent vers des zones de végétation dense le long des fossés pour muer (Taylor et van Perlo 1998) : les talus ou les jachères adjacentes à l’habitat de reproduction sont des sites de mue essentiels (Taylor et van Perlo 1998). Hors période de reproduction Pendant la migration, on le rencontre dans divers habitats, notamment les champs de blé et les terrains de golf (Taylor et van Perlo 1998). Sur ses aires d’hivernage, il privilégie les prairies sèches et la savane, mais on le trouve également dans les hautes herbes près des rivières, des bassins et étangs d’épuration, ainsi que dans les herbes relativement courtes des zones plus humides, les roselières et les landes humides, et dans les hautes herbes des jeunes plantations de conifères (Barnes 2000). On le rencontre aussi dans les prairies à Eragrostis , les vieilles terres et les pâturages, les champs de maïs bordés d’herbe, les jachères et les friches, les herbes non fauchées sur les aérodromes et en bordure des champs de canne à sucre (Barnes 2000). On le rencontre dans les zones où la végétation mesure entre 30 cm et 2 m de hauteur, et souvent dans les régions brûlées pendant la saison sèche (Taylor et van Perlo 1998). Son régime alimentaire est varié et comprend de nombreux invertébrés, notamment des espèces vivant sur les plantes, à la surface du sol et dans le sol (Green et al. 1997). Il consomme une grande variété d'insectes (Cramp et Simmons 1980), ainsi que des escargots et des limaces, des arachnides, des mille-pattes, des vers de terre, de jeunes grenouilles, des parties vertes de plantes, de jeunes pousses et des graines, et peut-être même de petits mammifères et des oiseaux (Cramp et Simmons 1980). Le nid, situé au sol dans une végétation dense, est construit à partir de tiges et de feuilles mortes (Green et al. 1997). Souvent, les tiges environnantes sont rabattues sur le sommet pour former une canopée lâche (Del Hoyo et al., 1996). La ponte moyenne est d'environ 10 œufs et deux couvées peuvent être élevées par saison (Green et al., 1997).


En savoir plus (Wikipedia EN)

Statut IUCN

Statut LC
Tendance Decreasing
Année 2025

Tous les status :

(EX) Éteinte,(EW) Éteinte à l'état sauvage ,(CR) En danger critique ,
(EN) En danger , (VU) Vulnérable , (NT) Quasi menacée ,
(LC) Préoccupation mineure , (DD) Données insuffisantes ,
(NE) Non évaluée