Grèbe castagneux
Tachybaptus ruficollis
Sons
-
Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis) - Chant typique
0:00 -
Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis) - Sifflement plaintif
0:00 -
Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis) - Sifflement plaintif et cris métalliques brefs
0:00 -
Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis) - Trille
0:00
Description
Comportement : Cette espèce est sédentaire, présente une dispersion locale ou est entièrement migratrice selon les températures hivernales de ses aires de reproduction (del Hoyo et al., 1992). Certains mouvements de dispersion en Afrique sont également liés aux pluies saisonnières et à l’apparition de zones humides temporaires (Brown et al., 1982). L’espèce se reproduit en couples solitaires, la période de reproduction variant géographiquement et en fonction de la croissance de la végétation émergente et du niveau d’eau (del Hoyo et al., 1992). Après la reproduction, l’espèce subit une mue des ailes pendant laquelle elle ne peut pas voler. Durant cette période, elle peut se rassembler en petits groupes (Fjeldsa, 2004) (jusqu’à 700 individus) (Snow et Perrins, 1998) dans des zones riches en nourriture (Fjeldsa, 2004). Durant l'hiver, l'espèce est généralement solitaire ou se rencontre en petits groupes de 5 à 30 individus (Brown et al. 1982, Snow et Perrins 1998).
Habitat :
L'espèce fréquente une grande variété de petites zones humides peu profondes (del Hoyo et al. 1992), généralement de moins d'un mètre de profondeur (Fjeldsa 2004), avec une végétation riche (flottante, submergée et émergente) et une forte densité d'invertébrés aquatiques, évitant généralement les eaux peuplées de grands poissons prédateurs (Konter 2001). Les habitats appropriés comprennent les petits lacs, les étangs, les baies abritées et les rivages végétalisés (del Hoyo et al., 1992) des grands lacs d'eau douce, alcalins ou salés (Brown et al., 1982) et des réservoirs (del Hoyo et al., 1992), les rivières à faible courant (Konter, 2001), les canaux (del Hoyo et al., 1992), les méandres des plaines inondables, les lagunes côtières saumâtres (Brown et al., 1982), les zones inondées de façon saisonnière, les marais (Fjeldsa, 2004), les gravières (Santoul et Mastrorillo, 2004), les bassins de décantation (Fjeldsa, 2004) et les rizières (Brown et al.). En dehors de la période de reproduction, on la trouve fréquemment en haute mer et on l'observe parfois le long des côtes, dans les estuaires ou les baies abritées, à l'abri des fortes vagues (del Hoyo et al., 1992). Lors de la mue, l'espèce a besoin de zones d'alimentation riches (Fjeldsa, 2004).
Régime alimentaire :
Son régime alimentaire se compose principalement d'insectes adultes et larvaires, notamment des éphémères, des plécoptères, des punaises d'eau, des coléoptères, des mouches, des trichoptères et des libellules, ainsi que de mollusques (del Hoyo et al . 1992) (par exemple, des escargots d'eau douce) (Fjeldsa 2004), de crustacés, d'amphibiens adultes et juvéniles (par exemple, de petites grenouilles et des tritons) et occasionnellement de petits poissons (jusqu'à 11 cm) (del Hoyo et al . 1992) pendant l'hiver (Konter 2001). Site de reproduction : Le nid est une plateforme flottante composée de végétaux aquatiques (del Hoyo et al., 1992) ancrée à la végétation émergente (Fjeldsa, 2004), à des branches ou des buissons immergés, à proximité des zones humides peu profondes (Brown et al., 1982). Gestion : En France, il a été constaté que la présence de macrophytes aquatiques était le facteur le plus important pour attirer l’espèce vers de nouveaux habitats artificiels (tels que les gravières) (Santoul et Mastrorillo, 2004).
En savoir plus (Wikipedia EN)
Statut IUCN
Tous les status :
(EX) Éteinte,(EW) Éteinte à l'état sauvage ,(CR) En danger critique ,
(EN) En danger , (VU) Vulnérable , (NT) Quasi menacée ,
(LC) Préoccupation mineure , (DD) Données insuffisantes ,
(NE) Non évaluée